L'article 17 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 (loi Sapin II) impose aux sociétés d'au moins 500 salariés et de plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires un dispositif anticorruption en huit mesures, parmi lesquelles « un dispositif de formation destiné aux cadres et aux personnels les plus exposés aux risques de corruption et de trafic d'influence », sous le contrôle de l'Agence française anticorruption, qui peut prononcer des injonctions et des sanctions pécuniaires.
En dessous de ces seuils, la formation n'est pas imposée par la loi, mais les intermédiaires en assurance et en crédit sont exposés : commissions, cadeaux et invitations, relations avec des apporteurs d'affaires, appels d'offres, marchés publics. Les groupes et les mandants demandent de plus en plus souvent à leurs partenaires de justifier d'une sensibilisation. Le module, proposé par les organismes de formation du secteur, couvre les infractions, la cartographie des risques, les mesures de prévention (code de conduite, politique cadeaux, alerte interne), le contrôle et les sanctions.