Depuis la loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, l'entretien professionnel est devenu l'entretien de parcours professionnel (code du travail, art. L6315-1). Le salarié est informé à l'embauche qu'il en bénéficiera au cours de sa première année, puis tous les quatre ans ; tous les huit ans, l'entretien fait un état des lieux récapitulatif de son parcours. Il est aussi proposé au retour de certaines absences, dans les deux mois de la visite médicale de mi-carrière et, avant 60 ans, sur l'aménagement de la fin de carrière. Il ne porte pas sur l'évaluation du travail, se déroule pendant le temps de travail et donne lieu à un document dont une copie est remise au salarié.
L'enjeu est concret : dans les entreprises d'au moins 50 salariés, si le salarié n'a pas bénéficié des entretiens prévus et d'au moins une formation autre qu'une formation imposée par un texte, l'employeur abonde son CPF de 3 000 euros (art. L6323-13 et R6323-3) ; sans versement après mise en demeure, il paie l'insuffisance majorée de 100 % au Trésor public.
La loi impose l'entretien, pas une formation de celui qui le conduit. Ce parcours de 2 heures donne au manager et au RH le cadre juridique à jour, transition comprise (contenu nouveau depuis le 26 octobre 2025, délais en cours allongés, accords sur la périodicité au 1er octobre 2026, selon le ministère du Travail), la différence avec l'entretien annuel, les liens avec le plan de développement des compétences, le CPF, le conseil en évolution professionnelle et la VAE ; puis la méthode : préparation, trame de questions sur les cinq thèmes légaux, posture, entretiens de mi-carrière et avant 60 ans, compte rendu, preuve de remise et calendrier de suivi.