Tout employeur évalue les risques pour la santé et la sécurité de ses salariés et en transcrit les résultats dans un document unique d'évaluation des risques professionnels (code du travail, art. L4121-3 et R4121-1), dès le premier salarié. Le document répertorie l'ensemble des risques par unité de travail et débouche sur un programme annuel de prévention à partir de 50 salariés, ou sur une liste d'actions consignée dans le document en dessous (art. L4121-3-1). Il est mis à jour au moins chaque année à partir de 11 salariés, et dans toutes les entreprises lors de tout aménagement important ou de toute information nouvelle sur un risque (art. R4121-2) ; chaque version est conservée quarante ans (art. R4121-4).
Aucun texte n'impose une formation pour rédiger le document unique : l'obligation porte sur l'évaluation et sa transcription, et l'employeur en reste responsable. Ce parcours forme celui qui tient la plume, pour que l'obligation soit remplie correctement. Les enjeux ont grandi : le défaut de transcription ou de mise à jour est puni de l'amende des contraventions de cinquième classe (art. R4741-1), et depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, l'absence du document peut entraîner un avertissement ou une amende administrative d'au plus 4 000 euros, appliquée autant de fois qu'il y a de travailleurs concernés (art. L8115-1, 6° et L8115-3).
Le parcours de 3 heures couvre le cadre légal à jour (contenu, mise à jour, conservation, accès, état réel du portail numérique de dépôt au 31 octobre 2026, sanctions), la méthode (unités de travail, dangers et risques, cotation libre mais justifiée, risques souvent oubliés : psychosociaux, TMS, chimique, routier, chaleur, facteurs de risques professionnels, femmes enceintes, jeunes, intérimaires, outils INRS ED 840 et OiRA), puis le passage au plan d'action (programme annuel ou liste d'actions, consultation du CSE, suivi, mise à jour après accident, archivage des versions). L'évaluation elle-même reste à faire sur le terrain, avec vos équipes.