La formation au travail en hauteur est-elle obligatoire ?
Oui, dès qu'un salarié est exposé à un risque de chute de hauteur. L'employeur doit organiser une formation pratique et appropriée à la sécurité à l'embauche, au changement de poste ou de technique et pour les intérimaires (code du travail, art. L4141-2). S'y ajoutent une formation adéquate et spécifique pour le montage des échafaudages (art. R4323-69) et une formation avec entraînement au port pour les utilisateurs de harnais (art. R4323-106). Le code ne fixe ni durée ni programme officiel.
À partir de quelle hauteur parle-t-on de travail en hauteur ?
Le code du travail ne fixe aucun seuil général. Comme le rappelle l'INRS, c'est à l'employeur de rechercher l'existence d'un risque de chute de hauteur lors de l'évaluation des risques. Le chiffre de 3 mètres ne figure que dans des règles particulières, par exemple les filets qui doivent éviter une chute de plus de trois mètres (art. R4323-60) ou les toitures dans le BTP (art. R4534-85).
Ce parcours en ligne suffit-il pour monter un échafaudage ou porter un harnais ?
Non. Il couvre la partie théorique. Le montage, le démontage et la modification d'un échafaudage se font sous la direction d'une personne compétente, par des travailleurs formés spécifiquement aux opérations envisagées (art. R4323-69). L'utilisation d'un harnais suppose un entraînement au port (art. R4323-106). Ces gestes, comme la réception et les vérifications, se pratiquent sur site, sur le matériel réel, sous la direction d'une personne compétente désignée par l'employeur.
Est-ce une formation R408 ou R457 ?
Non. Les formations des dispositifs « Échafaudages de pied - R 408 » et « Échafaudages roulants - R 457 » sont confiées par l'INRS et l'Assurance maladie - Risques professionnels à des organismes et entreprises habilités, avec des formateurs certifiés. L'attestation de compétences prévue par ces recommandations est délivrée par le chef d'entreprise. Ce parcours apporte la théorie utile à ces rôles, sans délivrer cette attestation.
Peut-on travailler sur une échelle ou un escabeau ?
En principe non : il est interdit de les utiliser comme poste de travail (art. R4323-63). Ils ne sont admis qu'en cas d'impossibilité technique de recourir à un équipement assurant une protection collective, ou lorsque l'évaluation a établi que le risque est faible et qu'il s'agit de travaux de courte durée ne présentant pas un caractère répétitif. Sinon, on utilise par exemple une plate-forme individuelle roulante ou un échafaudage.
Quelles vérifications pour un échafaudage et pour un harnais ?
Un échafaudage est vérifié avant sa mise ou remise en service (notamment après une interruption d'au moins un mois), chaque jour, et il ne peut rester en service sans examen approfondi de son état de conservation datant de moins de trois mois (arrêté du 21 décembre 2004, art. 4 à 6). Un système de protection individuelle contre les chutes est contrôlé à chaque utilisation et doit avoir fait l'objet d'une vérification générale périodique depuis moins de douze mois (arrêté du 19 mars 1993).
Faut-il la renouveler ?
Le code ne fixe pas de périodicité chiffrée. La formation des utilisateurs d'équipements est renouvelée et complétée aussi souvent que nécessaire pour tenir compte de leurs évolutions (art. R4323-3), celle des utilisateurs d'EPI aussi souvent que nécessaire pour un usage conforme à la consigne (art. R4323-106). Elle est aussi due à chaque embauche, changement de poste ou de technique et à chaque nouvel intérimaire (art. L4141-2).
Quel document reçoit-on à la fin, et comment payer ?
Une attestation de fin de formation nominative pour la partie théorique, avec l'organisme (JANCLODE), les objectifs, le contenu, la durée, les dates, le temps enregistré et le résultat de l'évaluation, vérifiable en ligne par QR code. Elle ne vaut ni attestation de compétences, ni autorisation de conduite, ni aptitude médicale. Le paiement se fait en ligne par carte bancaire, avec une facture ; pour une équipe, les tarifs sont dégressifs dans une même commande (−10 % dès 3 places, −20 % dès 5, −25 % dès 10, −35 % dès 20). Le financement de la formation à la sécurité est à la charge de l'employeur (art. L4141-4).