Une entreprise de domiciliation doit-elle former son personnel à la LCB-FT ?
Oui. Les domiciliataires sont assujettis au titre du 15° de l'article L561-2 du code monétaire et financier. L'article D561-38-1-1, créé par le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026, impose de former les personnes qui participent à la mise en œuvre des obligations, lors de leur embauche puis de manière régulière, et de conserver les justificatifs pendant leurs fonctions et cinq ans après.
Cette formation remplit-elle la nouvelle condition de formation de l'agrément préfectoral ?
On ne peut pas l'affirmer. L'article L123-11-3, II, 6° du code de commerce, issu de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, subordonne l'agrément à une formation LCB-FT « selon des modalités prévues par décret ». Ce décret n'était pas paru au 21 octobre 2026. Ce parcours répond à l'obligation de formation du personnel déjà en vigueur (art. L561-34 et D561-38-1-1) ; sa reconnaissance au titre de l'agrément dépendra du futur décret.
Qui contrôle une entreprise de domiciliation en matière de LCB-FT ?
Les agents de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) réalisent les inspections des personnes du 15° de l'article L561-2 (art. L561-36-2) ; le secret professionnel ne leur est pas opposable. Les manquements sont sanctionnés par la Commission nationale des sanctions, saisie par le ministre chargé de l'économie (art. L561-38). Le préfet, lui, délivre, suspend et retire l'agrément (art. R123-166-1 et R123-166-5 du code de commerce).
Quelles sanctions risque un domiciliataire ?
La Commission nationale des sanctions peut prononcer un avertissement, un blâme, une interdiction temporaire d'exercice jusqu'à cinq ans, le retrait de l'agrément et une sanction pécuniaire jusqu'à cinq millions d'euros ou le double de l'avantage retiré ; dirigeants et salariés impliqués peuvent être sanctionnés personnellement (art. L561-40). Pendant la procédure, le préfet peut suspendre l'agrément à titre conservatoire (art. R123-166-5). Faire obstacle au contrôle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende (art. L574-4).
Combien d'heures et à quelle fréquence ?
Les textes ne fixent ni durée minimale ni périodicité chiffrée : la formation a lieu à l'embauche puis régulièrement, avec un contenu et une fréquence adaptés à la classification des risques de l'entreprise et aux fonctions de chacun (art. D561-38-1-1). Ce parcours dure 2 heures ; à l'entreprise de justifier qu'il convient à son personnel et de prévoir les mises à jour.
La formation suffit-elle à être en règle face à la DGCCRF ?
Non. La formation n'est qu'une des obligations : l'entreprise doit aussi avoir une classification des risques et une procédure écrites (art. L561-4-1 et L561-32), identifier chaque domicilié et son bénéficiaire effectif avant la signature (art. L561-5), tenir le dossier exigé par l'article R123-168 du code de commerce, déclarer ses soupçons à Tracfin et appliquer sans délai les mesures de gel (art. L561-15 et L562-4). Le parcours explique comment les mettre en place.
Quel document reçoit-on à la fin ?
Une attestation de fin de formation nominative, avec l'organisme (JANCLODE), les objectifs, le contenu, la durée, les dates, le temps enregistré et le résultat de l'évaluation, vérifiable en ligne par QR code. Elle sert de justificatif de formation du personnel, à conserver pendant les fonctions du collaborateur et cinq ans après (art. D561-38-1-1).
Comment payer la formation ?
Le paiement se fait en ligne par carte bancaire à l'inscription, avec une facture au nom de votre société. Pour une équipe, les tarifs sont dégressifs dans une même commande : −10 % dès 3 places, −20 % dès 5, −25 % dès 10 et −35 % dès 20, ou sur devis. La formation n'est pas prise en charge par un financeur de la formation professionnelle : c'est ce qui nous permet un tarif bas.