L'article R512-12 du code des assurances définit le niveau III de capacité professionnelle. Il vise deux situations : les intermédiaires qui présentent ou proposent des contrats d'assurance en complément d'un bien ou d'un service, hors couverture de responsabilité civile, et les salariés du siège ou d'un bureau de production dont le responsable satisfait au niveau I. Trois voies : une formation d'une durée raisonnable, adaptée aux produits présentés, attestée par l'organisme ; six mois d'expérience en production ou gestion de contrats ; ou un diplôme listé par arrêté.
L'ORIAS lit ce niveau de façon stricte. Dans sa liste des pièces à fournir pour les MIA (26/08/2025), l'exception du niveau III vise la distribution « de contrat d'assurance (ne comportant pas de garanties vie ou de RC) en complément de la vente d'un bien ou service ». En clair : une garantie casse, vol ou panne vendue avec un appareil, ou une garantie annulation vendue avec un voyage, peut relever du niveau III. Un contrat qui contient une garantie décès ou une responsabilité civile, non : c'est le cas de l'assurance emprunteur (elle couvre le décès), de l'assurance auto ou de la multirisque habitation. Pour ces contrats, il faut le niveau II (art. R512-10).
Contrairement aux niveaux I et II (150 heures, arrêté du 23 juin 2008), aucun texte ne fixe d'heures pour le niveau III. Les organismes de formation proposent des parcours de 15 à 20 heures spécialisés par famille de produits, et l'ORIAS demande une « attestation de formation de stage d'une durée raisonnable, adaptée aux produits présentés » (guide d'inscription MIA).
Après la prise de fonction, les 15 heures de formation continue par an s'appliquent aux personnes qui présentent ou proposent des contrats (art. L511-2 et R512-13-1).