Les avocats sont des personnes assujetties à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, « dans les conditions prévues à l'article L. 561-3 » (code monétaire et financier, art. L561-2, 13°) : quand ils agissent au nom et pour le compte du client dans une transaction financière ou immobilière, quand ils sont fiduciaires, quand ils assistent le client dans certaines opérations (vente d'immeuble ou de fonds de commerce, gestion d'actifs, création et gestion de sociétés, fiducies, fonds de dotation) ou quand ils donnent des conseils en matière fiscale (art. L561-3, I). L'activité rattachée à une procédure juridictionnelle et la consultation juridique écartent la déclaration de soupçon, pas la vigilance (art. L561-3, II).
Depuis le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026, l'article D561-38-1-1 impose de former les personnes participant au dispositif lors de leur embauche puis régulièrement, sur les obligations et les sanctions, avec un contenu adapté aux risques du cabinet et aux fonctions, et de conserver les justificatifs pendant la durée des fonctions et cinq ans après. Le contrôle relève du conseil de l'ordre, qui peut être assisté par le Conseil national des barreaux (art. L561-36, I, 3°).
Ce parcours de 2 heures couvre le champ d'application et ses exclusions, le secret professionnel et ses limites, le filtre du bâtonnier, la CARPA, le contrôle et les sanctions, puis la vigilance au cabinet, la déclaration de soupçon, les pouvoirs de Tracfin, le gel des avoirs et des cas pratiques. Il ne remplace ni la classification des risques ni les procédures internes du cabinet. Sa prise en compte éventuelle au titre de la formation continue des avocats se vérifie auprès de votre Ordre.